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default Maltraitance - Une proposition de loi pour interdire les images zoophiles

le Mer 1 Sep - 14:48
Je croyais que c'était déjà interdit !

Maltraitance - Une proposition de loi pour interdire les images zoophiles

Muriel Marland-Militello, députée des Alpes-Maritimes (06), a déposé une proposition de loi visant à interdire la représentation des actes zoophiles. La Fondation 30 Millions d'Amis soutient cette initiative qui viendrait combler un vide juridique.

Alors que les sévices de nature sexuelle envers les animaux sont prohibés depuis 2004, une nouvelle proposition de loi (24/06/10) visant à interdire leur représentation vient de voir le jour. C’est Muriel Marland-Militello, élue UMP des Alpes-Maritimes (06) et déjà à l’origine d’une proposition de loi anti-corrida en juin dernier, qui souhaite à présent renforcer la législation punissant les actes de cruauté : « La représentation de la zoophilie est un acte de cruauté, au même titre que l’acte en lui-même, indique la parlementaire. Ce type d’images constitue un manque de respect envers les animaux qui doit être puni des mêmes sanctions. »



Un véritable vide juridique

La loi condamne jusqu’à deux ans de prison ferme et 30 000 euros d’amende les personnes reconnues coupables « d'exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité » [article 521-1 du Code pénal, NDLR]. Elle a en revanche oublié ceux qui véhiculent ce type d’images via notamment des sites Internet spécialisés accessibles facilement par n’importe quel internaute, et ce quel que soit son âge, ou les magazines et les DVD qui circulent de façon incontrôlée. Dans le collimateur de l’élue, les hébergeurs de contenus sur Internet, mais également ceux qui enregistrent, importent ou exportent ces photos et vidéos : « Ce sont des associations qui m’ont alertée sur ce sujet encore très tabou, précise Muriel Marland-Militello. C’est grâce à leur travail que les députés sont alertés et peuvent ensuite adapter les lois pour que celles-ci correspondent à notre conception du bien-être animal. »

Les hommes politiques à la traîne

Si la protection animale n’a aucune difficulté à trouver le soutien des citoyens, il n’en est pas de même du côté des hommes politiques. Pour être soumise au vote de l’Assemblée nationale, cette proposition de loi doit être en effet inscrite à l’ordre du jour : « J’essaie de pousser le président du groupe UMP à l’Assemblée et le président de l’Assemblée nationale [Jean-François Coppé et Bernard Accoyer, NDLR], ainsi que les députés de l’opposition à soutenir ce texte et à prendre leurs responsabilités » explique Muriel Marland-Militello. Une critique adressée sans complaisance à son propre parti, « très en retard » en termes de bien-être animal et épinglé à plusieurs reprises sur son immobilisme : « De nombreux parlementaires ont peur de prendre position en faveur des animaux, et en politique, la peur est très mauvaise conseillère », ajoute-t-elle, visiblement très déterminée.

La Fondation 30 Millions d’Amis soutient cette initiative qui vise à renforcer notre législation en matière de protection des animaux. Certains pays font d’ailleurs figure d’exemple : pour des actes similaires, un citoyen suisse risque jusqu’à trois ans de prison [article 197 du Code pénal, NDLR], et ce depuis 2001.
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